dimanche , 17 octobre 2021
Dans Joseph R. Biden Jr., Barack Obama a trouvé un candidat qui évoquerait le passé réconfortant et atténuerait le sentiment de changement. Mais ce fut une route difficile vers sa sélection. Crédit Photo : Doug Mills / The New York Times

Biden & Obama : deux modèles inspirants pour les leaders politiques haïtiens

Temps de lecture : 2 minutes

Mis à jour le 1 avril 2021 à 12h08

Un leader est, dira-t-on, un modèle, une référence, une marque de fabrique, un échantillon, un patron.

En Haïti, précisément dans la politique, qui peut prétendre être leader du peuple comme le patron dans la main de la couturière ou du tailleur, comme l’argile dans la moule du potier, qu’il/elle lève le doigt?

En 2008, deux hommes sont candidats aux primaires du parti démocrate en course à la présidence américaine. Qui aurait cru qu’ils formeraient un duo politique qui allait combattre les bons combats électoraux présidentiels et ce, à trois reprises (2008, 2012, 2020).
Ces deux hommes : Joe Biden et Barack Obama.
Après avoir remporté les primaires, ce dernier a fait choix de l’un de ces rivaux à savoir de Biden comme colistier pour qu’ensemble, ils affrontent le candidat républicain, John McCain.

Quelle ouverture d’esprit de la part d’Obama pour ce choix judicieux car Joe Biden était l’homme qu’il lui fallait. Un vétéran de la politique américaine, six fois sénateur. Et quelle clarté d’esprit de la part de Biden d’avoir accepté d’être le vice-président de celui qui va devenir le premier président afro-américain. Qui l’aurait su?

Cette capacité d’aller au-delà de nos limites, de nous surmonter: voilà ce qui manque à nos femmes et hommes politiques. Le dépassement de soi tarde encore à nous habiter.

Cette décision prise par ce duo de cohabiter politiquement pèse et pèsera lourd sur la politique américaine (hormis la parenthèse Trump). Il n’est plus question de la famille Clinton mais de la famille Obama avec Michelle dans le viseur politique.

Le sens de l’anticipation en politique échappe aux leaders politiques haïtiens qui laissent plutôt leur égo mener la danse. Plus tard, diront-ils, « aprè dans tanbou lou » car les outsiders vont venir encore une fois prendre le pouvoir.

La vraie vision politique issue d’une idéologie nette et claire est omise dans tout discours énoncé par les acteurs politiques haïtiens. A telle enseigne, la parole et l’action, dans la vie socio-politique du pays, sont diamétralement opposées.

Se mettre à l’école politique pour étudier ce duo, tracer leur parcours académique, suivre leurs itinéraires politiques et les imiter à la limite de nous-mêmes, de nos contraintes de tout ordre. La volonté ne suffit pas pour faire de la politique – surtout quand elle se confond au désir de s’enrichir – mais doit être précédée de la compétence (savoir, savoir-faire, savoir-être).

Quand est-ce que nous allons nous unir, nous réunir et finir avec ces attitudes et comportements véhiculés par des slogans tels: makout pa ladan l, fwa sa a Lavalas pa p bò tab la, PHTK bannann?

Jean Frantz TOUSSAINT

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